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Article Cours La Boussole – avril 2016

Mantes la Jolie une ville à la campagne !

Mantes-la-Jolie, troisième ville des Yvelines est située aux portes du Parc naturel régional du Vexin Français à l’ouest de l’Ile de France.

À l’est de la ville, le centre historique est dominé par la Collégiale Notre-Dame ; au centre, le quartier-village de Gassicourt se caractérise par un habitat pavillonnaire, autour du centre ancien symbolisé par l’église Sainte-Anne ; à l’ouest, le quartier du Val Fourré.

Mais d’où vient son nom ?

Les formes les plus anciennes du nom de Mantes sont : Mantela, Mantola, Mentula. Puis Mante sans S jusqu’au XVIIè siècle. Elle devient ensuite Mantes-sur-Seine, quant à son surnom de Jolie, il lui aurait été donné lors de la reconstruction entière de la ville qui fut détruite par Guillaume le Conquérant, ou selon les versions à Henri IV, qui brûlant d’amour pour la belle Gabrielle d’Estrées aurait eu ces mots : « je suis à Mantes, ma jolie…. » ou « mon amante jolie »

L’histoire de la ville ?

L’histoire de la ville est liée à celle des rois de France. Le Comté de Mantes fut réuni au domaine royal par Louis VI Le Gros. Après avoir vaincu son frère Philippe, il prit la ville d’assaut, aidé par les habitants. En récompense, il octroya aux Mantais une charte communale en 1110. Philippe Auguste mourut à Mantes en 1223. Blanche de Castille et son fils le roi Louis IX, firent à Mantes de longs séjours. Plus tard, Henri IV y rencontra sa favorite, Gabrielle d’Estrées.*

Mantes la Jolie au XXème et XXIème siècle

Gassicourt était un village rural dont le territoire s’étendait à l’ouest du centre historique de Mantes. Il s’est développé autour de l’église Sainte-Anne. En 1930, Gassicourt est annexée à Mantes.

Mantes la Jolie a été une cible stratégique pendant la seconde guerre mondiale du fait de son statut de carrefour entre la Normandie et l’Île-de-France. L’occupation par les armées allemandes et les bombardements intensifs ont laissé une ville détruite à la sortie de la guerre. Il est alors temps de penser à la reconstruction.

Au début des années 1950, se pose le problème de l’accueil des populations ouvrières et il est décidé d’utiliser les terrains de l’ancien aéroclub de Gassicourt au lieu-dit du Val Fourré, à l’ouest de la ville pour construire un important complexe de logements. Le 3 août 1959 est signé le décret portant la création de la ZUP du Val Fourré. Le projet est confié aux architectes-urbanistes Raymond Lopez et Henri Longepierre. Construit à partir des années 1960, le Val Fourré est l’un des grands ensembles français les plus représentatifs de la pensée urbaine et architecturale de cette époque.

Le Val Fourré est divisé en plusieurs secteurs dont les noms rendent hommage à des personnes illustres de différents domaines : les Peintres, les Médecins, les Explorateurs, les Aviateurs, les Musiciens, les Inventeurs, les Écrivains et les Physiciens.

Le quartier est en rénovation depuis 1995. Beaucoup de tours ont été détruites au profit d’immeubles bas et d’espaces vert.

Delphine Fougerouse

 
 

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